LE BAROQUE

Le Navire
Différents moments

Je fus, Plante superbe, en Vaisseau tranformée.

Si je crus un Mont, je cours dessus les eaux :

Et porte de soldats une nombreuse armée,

Après avoir logé des Escadrons d'oiseaux.

 

 

 

 

 

Passé

?

Original

En rames, mes rameaux se trovuent convertis;

Et mes feuillages verts, en orgueilleurses voiles :

J'ornai jadis Cybèle, et j'honore Thétis.

Portant toujors le front jusqu'auprès des Étoiles.

 

 

 

 

 

Présent

?

Original

Mais l'aveugle Fortune a de bizarres lois /

Je suis comme un jouet en ses volages doigts,

Et les quatre Éléments me font toujours la guerrre.

 

 

 

 

Futur

?

Original

Souvent l'Air orageux traverse mon dessein,

L'Onde s'enfle à tous coups pour me creuver le sein.

Je dois craindre le Feu, mais beaucoup plus la Terre.

 

Tristan L'Hermite, La Lyre - 1641

Le temps du poéme :

un instant, un passage

Le Guerchin

Je fus , Plante superbe, en Vaisseau tranformée.

Si je crus un Mont, je cours dessus les eaux :

Et porte de soldats une nombreuse armée,

Après avoir logé des Escadrons d'oiseaux.

En rames, mes rameaux se trovuent convertis;

Et mes feuillages verts, en orgueilleurses voiles :

J'ornai jadis Cybèle, et j'honore Thétis.

Portant toujors le front jusqu'auprès des Étoiles.

En rames, mes rameaux se trouvent convertis;

Et mes feuillages verts, en orgueilleurses voiles :

J'ornai jadis Cybèle, et j'honore Thétis.

Portant toujors le front jusqu'auprès des Étoiles.

Je fus, Plante superbe, en Vaisseau tranformée.

Si je crus un Mont, je cours dessus les eaux :

Et porte de soldats une nombreuse armée,

Après avoir logé des Escadrons d'oiseaux.

 

Mais l'aveugle Fortune a de bizarres lois /

Je suis comme un jouet en ses volages doigts,

Et les quatre Éléments me font toujours la guerrre.

 

Souvent l'Air orageux traverse mon dessein,

L'Onde s'enfle à tous coups pour me creuver le sein.

Je dois craindre le Feu, mais beaucoup plus la Terre.

Souvent l'Air orageux traverse mon dessein,

L'Onde s'enfle à tous coups pour me creuver le sein.

Je dois craindre le Feu, mais beaucoup plus la Terre.