Je fus, Plante superbe, en Vaisseau tranformée.
Si je crus un Mont, je cours dessus les eaux :
Et porte de soldats une nombreuse armée,
Après avoir logé des Escadrons d'oiseaux.
En rames, mes rameaux se trovuent convertis;
Et mes feuillages verts, en orgueilleurses voiles :
J'ornai jadis Cybèle, et j'honore Thétis.
Portant toujors le front jusqu'auprès des Étoiles.
Mais l'aveugle Fortune a de bizarres lois /
Je suis comme un jouet en ses volages doigts,
Et les quatre Éléments me font toujours la guerrre.
Souvent l'Air orageux traverse mon dessein,
L'Onde s'enfle à tous coups pour me creuver le sein.
Je dois craindre le Feu, mais beaucoup plus la Terre.
Tristan L'Hermite, La Lyre - 1641
Je fus , Plante superbe, en Vaisseau tranformée.
Si je crus un Mont, je cours dessus les eaux :
Et porte de soldats une nombreuse armée,
Après avoir logé des Escadrons d'oiseaux.
En rames, mes rameaux se trovuent convertis;
Et mes feuillages verts, en orgueilleurses voiles :
J'ornai jadis Cybèle, et j'honore Thétis.
Portant toujors le front jusqu'auprès des Étoiles.
En rames, mes rameaux se trouvent convertis;
Et mes feuillages verts, en orgueilleurses voiles :
J'ornai jadis Cybèle, et j'honore Thétis.
Portant toujors le front jusqu'auprès des Étoiles.
Je fus, Plante superbe, en Vaisseau tranformée.
Si je crus un Mont, je cours dessus les eaux :
Et porte de soldats une nombreuse armée,
Après avoir logé des Escadrons d'oiseaux.
Mais l'aveugle Fortune a de bizarres lois /
Je suis comme un jouet en ses volages doigts,
Et les quatre Éléments me font toujours la guerrre.
Souvent l'Air orageux traverse mon dessein,
L'Onde s'enfle à tous coups pour me creuver le sein.
Je dois craindre le Feu, mais beaucoup plus la Terre.
Souvent l'Air orageux traverse mon dessein,
L'Onde s'enfle à tous coups pour me creuver le sein.
Je dois craindre le Feu, mais beaucoup plus la Terre.