Un exemple de mise en place d’une activité collective supportée par un environnement spécifique

Marie-Laure Betbeder, Neil Taurisson, Pierre Tchounikine

LIUM, Université du Maine
Avenue Laënnec, 72085 Le Mans cedex 9, France
Contact : Pierre.Tchounikine@lium.univ-lemans.fr

Nous présenterons dans cet exposé un exemple de mise en place d’une activité collective dans l’environnement Symba. Ce travail s’inscrit dans le cadre de recherches sur l’instrumentation des activités collectives en contexte d’apprentissage, définies comme visant un ou plusieurs des objectifs suivants : un apprentissage lié au domaine, le développement de compétences de haut niveau (analyse, synthèse, évaluation), l’apprentissage du travail collectif ou la structuration d’un public cible en une communauté d’apprenants.
Symba est un environnement qui permet à un enseignant de proposer à un groupe d’apprenants distants une activité qu’ils devront réaliser collectivement. L’environnement permet de décomposer l’activité en différentes étapes, puis de proposer aux apprenants de s’organiser pour réaliser chacune des étapes : décider de l’organisation de l’étape, décomposer l’étape en différentes tâches, décrire chaque tâche : son objectif, ses acteurs, ses entrées et sorties et les outils souhaités pour la réaliser (e.g., Chat, Forum ou Gestionnaire de fichiers).
Nous présenterons tout d’abord un exemple d’utilisation de cet environnement réalisé dans le cadre d’une formation de DEA de l’Université du Maine. L’activité que devait réaliser les étudiants était d’identifier comment les cartes conceptuelles peuvent être utilisées dans une formation (phase de recherche), proposer individuellement différents points de vue (phase de structuration) puis, collectivement et à partir de leurs productions individuelles, proposer une carte conceptuelle décrivant leur formation (phase de confrontation). Dans cette expérience, les objectifs pédagogiques étaient (1) initier les étudiants aux activités collectives et les faire travailler sur leur organisation, (2) les faire travailler des compétences telles que l’argumentation, la critique et la synthèse et (3) participer à la structuration d’un public cible en une communauté d’apprenants en initiant dés le début des années des échanges entre les étudiants tant présentiels que distants.


Nous présenterons ensuite les hypothèses et travaux de recherche qui sous-tendent la réalisation de cet environnement : la notion de support à l’activité, les problèmes que posent sa mise en place en raison de l’impossibilité d’anticiper des besoins effectifs des apprenants, l’apport de la malléabilité des artefacts dans ce contexte.
L’exposé abordera enfin les problèmes méthodologiques que posent la conception de ce type d’environnement et l’intérêt des communautés d’intérêt à ce processus de conception.